Argument

La culture, est définie par L’UNESCO comme « l’ensemble des traits distinctifs, spirituels, matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social.

Elle englobe, outre les arts, les lettres et les sciences, les modes de vie, les lois, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »
La culture est, pour chacun, le socle d’où nous nous exprimons et pensons le monde qui nous entoure, elle est le fil rouge de notre existence.
La diversité culturelle fonde des identités, aussi multiples et variées que les modes d’expressions. Pourtant la CULTURE rassemble, elle lie les individus, crée des ponts entre les groupes, car nul besoin de prérequis pour contempler, vibrer, pleurer, penser, s’intéresser. Quelle soit artistique, professionnelle, numérique, la culture s’enrichit du partage.

Le « pas de côté », pratique quotidienne des équipes des DITEP, est une traduction, une mise en creux de sa propre culture pour accueillir celle de l’autre. Il invite à se laisser enseigner, pour entrer en communication et travailler avec les enfants, adolescents et jeunes adultes accompagnés, avec les familles et les professionnels des autres champs (social, sanitaire, éducation nationale, …).

Toutes les médiations culturelles utilisées dans les DITEP, tel l’art pictural, numérique vidéo, théâtral…, sont utilisées pour leurs vertus afin de pacifier la relation au monde des enfants et des adolescents. Par ces supports, la singularité de chacun peut s’exprimer, traduire des émotions brutes, de l’indicible, et ainsi d’inventer un langage qui facilite la rencontre.
Ces pratiques des DITEP, s’inscrivent dans une mouvance résolument inclusive, où l’altérité n’est plus source de mise à l’écart et d’exclusion, mais un trait d’union vers des « alter-égaux ».
La culture, est à l’image des publics que nous accueillons, diverse, variée, surprenante, novatrice. Les équipes des DITEP et leurs réseaux sont donc invités à venir témoigner des ponts qu’ils ont su construire avec les enfants, adolescents et jeunes adultes, alliant soin et inscriptions sociales au cours des 26èmes journées de l’AIRe à Rennes. Nous fêterons également les 25 ans (+1 !) de l’AIRe !

Objectifs
  • Appréhender la déclinaison des formes culturelles dans l’approche de nos institutions médico-sociales : culture professionnelle et artistique.
  • Identifier et s’appuyer sur les pratiques culturelles comme vecteur des politiques inclusives
  • Identifier les engagements et les pratiques culturelles qui participent d’un processus soignant
  • Intégrer la dimension du pouvoir d’agir des parents et des enfants dans nos pratiques professionnelles au travers d’une approche culturelle.
  • Appréhender de nouvelles formes de co-constructions et pouvoir articuler les enjeux et les contraintes d’une coopération interinstitutionnelle.
  • Intégrer la notion de DITEP dans la dynamique de réseau ouvert sur la cité.

CONFERENCIERS

ATELIERS

HEURES DE FORMATION

es journées nationales AIRe

Programme

12h30-13h30
Accueil des participants

Merci de vous présenter au plus tôt à l’accueil afin de récupérer votre badge.

13h30 - 14h30
Ouverture des journées et discours officiels
Lionel DENIAU, président d’honneur et membre fondateur de l’AIRe

Enfance et culture sont de même nature, ce sont deux potentiels largement inconnus ; l’enfance se joue en puissances entremêlées. L’adulte se sent démuni face à cet enfant qui présente ce double front d’incertitude : vulnérabilité et puissance. Capacité d’admirer, de reconnaître, d’adhérer et de se distancer, de chercher et de créer du sens, de dire des oui et des non aussi délicats que fondamentaux et parfois cinglants.
La participation des enfants et de notre enfance à la vie culturelle, se décline comme des droits, libertés et responsabilités d’accéder, de pratiquer et de contribuer à des ressources culturelles de qualité. Mais comment définir cette qualité ? Comment définir ces conditions qui habilitent une ressource culturelle à être source étonnante d’énergie, d’adhésion, de libération et de rencontres renouvelées, qui libère en celles et ceux qui la pratiquent, ses capacités de connaître, de reconnaître, d’identifier, d’habiter, et par là de se connaître, s e reconnaître, s’identifier, s’habiter ? Bref, de vivre le processus permanent d’identification comme une hospitalité ?
La passion nécessaire pour l’intime ne se réalise et ne s’épanouit qu’en de multiples co-découvertes et co-cheminements en habitant et produisant des langages, des traditions renouvelées, des œuvres-témoins comme autant de demeures et d’invitations aux voyages, de l’extime. C’est à ce niveau sensuel et spirituel que la puissance des ressources culturelles, peut joindre nos vulnérabilités. Elles sont portées par des personnes et des êtres qui habitent nos environnements et sont aussi déposées dans des œuvres nécessaires.

Patrice MEYER-BISCH, Président de l’Observatoire de la diversité et des droits culturels, Coordonnateur de la chaire UNESCO
16h15-16h45
Pause
Roland JANVIER, chercheur en sciences sociales, Président du Comité régional du travail social de Bretagne
Rétrospective audio-visuelle - 25eme anniversaire AIRe

Conférence musicale « La Vie Rêvée des Anches » par Stéphane HARDY sur son
parcours et ses recherches. A travers l’axe principal de l’influence des autres
cultures sur ses démarches, et ce, très souvent en immersion, ce globe
trotter de l’anche double fait découvrir, explique et replace ses voyages à
travers une cartographie culturelles foisonnantes tantôt réelles,
tantôt oniriques (45 minutes). Il illustre également son propos à travers des
fils rouges musicaux qu’il exécute en direct et en solo pour bien comprendre
ses relectures et propositions d’une musique bretonne curieuse, ouverte et
décomplexée.

Stéphane HARDY, Sonneur
19h
Apéritif : 25eme anniversaire AIRe
Atelier 1 : La création d’un film comme outil de narration

DITEP Chantepie – EDEFS Hallouvry

La rencontre de quatre jeunes au parcours ITEP, quatre professionnels et un réalisateur ayant le souhait de témoigner et d’échanger de leur transformation par la production d’un film. Cette œuvre cinématographique laisse une trace de cette évolution et un regard positif sur le parcours singulier de jeunes aux comportements troublants. Au-delà de la vision du film en tant qu’objet artistique, ces jeunes (et possiblement leur famille) seront présents pour échanger avec les participants sur ce qu’ils ont vécu dans l’accompagnement médico-social et dans la construction de ce court-métrage. Cet atelier sera l’occasion de vivre en direct le besoin de reconnaissance inhérent à chacun de nous, jeunes, professionnels et artistes.

DITEP Les Aubrys sur Champagné, Association « les Petits Princes »

L’atelier théâtre a pour objectifs de montrer les évolutions d’enfants DITEP dans un cadre culturel. Mon idée est de permettre aux enfants de respecter, de construire, de vivre et d’endosser un personnage différent de leur propre personnalité. L’étape nécessaire pour l’enfant puisse faire la différence entre la scène et la réalité de son parcours de vie.

DITEP Saint-Georges

L’enjeu clinique et culturel est un des socles de travail dans l’accompagnement des jeunes ayant des troubles du comportement.
Le DITEP développe une culture et une dynamique autour du conte, projet à destination des jeunes afin que leurs mots qui leur font si peur, deviennent un allié, un ami, un passeur de leurs possibles, l’imaginaire en actions et en rencontres.

DITEP le Grézan – Association CPEAGL

Si nous considérons que l’acte de dessiner constitue notre langue maternelle à tous. Notre socle commun… Alors pourquoi ne pas tenter de dessiner les mots. De dessiner l’indicible d’une pensée, l’informe d’une idée qui échappe.

Dispositif ITEP des Côtes d’Armor

Chaque année, des jeunes du DITEP participe au festival ZTZ (Zéro Tolérance Zéro) porté par l’association UnVsti. « ZTZ est un projet engagé qui innove socialement pour contribuer au mieux vivre ensemble. Il mobilise les énergies et les volontés territoriales, du local à l’international. Il s’adresse à tous les publics, avec une attention particulière portée aux personnes en situation de handicap ou d’isolement, aux personnes âgées, aux personnes placées sous-main de justice, aux habitants des quartiers populaires et des zones rurales. »
Le festival utilise les cultures urbaines qui permettent facilement de travailler sur les idées du vivre ensemble, du multiculturalisme et du respect des différences.
Un projet est monté avec un groupe de jeunes du DITEP et une école élémentaire près de Saint Brieuc, dans un souci d’ouverture et d’inclusion. Les jeunes préparent et répètent ensemble un spectacle de Hip Hop. Le projet porte sur plusieurs mois. Le projet débute à l’automne et le spectacle est produit au printemps.

ITEP l’Eveil – Association Aurore

La culture, trait d’union entre subjectivité et altérité pour retrouver sa place dans la société. Les médiations culturelles à l’ITEP, qui sont nombreuses et variées, peuvent se dérouler tant à l’intérieur de l’établissement qu’à l’extérieur, et proposent aux enfants un appui qui vient faire trait d’union entre les différents espaces. En s’autorisant au beau et à la créativité, en se rendant dans des lieux culturels chargés d’histoire ou en s’appropriant un quartier qui est le leur, les enfants construisent leur subjectivité et vont à la rencontre de l’autre. Ils éprouvent ce que fait la culture : elle fait société.

DITEP de L’Ancrage – Fondation Massé-Trévidy

Cet atelier propose de s’interroger sur les propositions faites aux enfants du DITEP de « rencontres » avec l’art (musée, rencontre annuelles avec des auteurs et autrices de littérature jeunesse, théâtre, etc.) Que visent les intervenants du DITEP en faisant une telle offre culturelle ? Culture générale ou singuliers éveils ? Nous interrogerons cela à partir de plusieurs exemples de notre pratique.

DITEP du Bas Landry – Association du Bas Landry

Le DITEP du Bas Landry a consacré cette année à l’étude des pratiques du numérique au travers ses différents lieux (pôle enfants, pôle adolescents). Ainsi, cet atelier cherchera à restituer ces travaux en deux temps :

– Deux vignettes issues d’un travail clinique : Rencontres avec Quentin Dumoulin
– Retour sur l’Atelier numérique : Partant d’un intérêt culturel des jeunes, ce temps hebdomadaire s’est proposé de créer un partage d’expériences permettant aux participants de valoriser les savoirs acquis dans le domaine numérique.

Institut Saint-Raphaël

Directeur d’institution, je suis mandaté par Mètis Europe pour témoigner d’un parcours entre embûches et résilience. L’art est apparu sur ce chemin sans que je l’y attende ou que je le cherche. Il a pourtant exercé une influence silencieuse mais considérable sur mon quotidien.
D’autres membres de l’association Métis apporteront des éclairages européens.

The Dave Malis Project est une création musicale et narrative proposant une lecture de la musique bretonne à la croisée du Jazz, des Musiques Actuelles & des Musiques Urbaines, Il en ressort une musique inclassable et unique, un opus tout aussi onirique et poétique qu’exigeant et généreux, évoquant l’histoire des Bretons partis aux Etats Unis lors de la 1e moitié du XXe siècle.
L’atelier du Dave Malis Project s’articulera en deux parties. Tout d’abord, les participants auront la chance de vivre l’expérience du Dave Malis Project, un spectacle pour 50 personnes dans des conditions exceptionnelles, au milieu des musiciens, au casque. Puis, un temps d’échanges convivial s’ouvrira avec la présence de l’équipe artistique qui répondra aux questions et partagera ainsi leurs retours d’expériences, sur la création et sa mise en place, les petits bonheurs ou les difficultés d’une construction d’une nouvelle géographie artistique où se côtoient plusieurs esthétiques, plusieurs matériaux musicaux, plusieurs organisations de la pensée musicale.

13h30-13h45
Présentation de ReSoH : Recherches sociologiques sur le handicap psychique
13h45 – 14h45
Table ronde : Culture inclusive

Si la culture est ce dans quoi nous vivons, l’objet d’art inventé par un sujet vient témoigner d’une singularité qui fait événement, secousse, parfois scandale.

Nous suivrons le fil des objets de l’art brut, produits par des sujets internés au long cours dans les hôpitaux psychiatriques, et qui témoignent de ce que peut être une invention.

Laurence METZ, pédopsychiatre en DITEP
15h45-16h15
Pause et remise des prix du concours de dessin

Peut-être faut-il changer de concepts…

À la notion de « différences » culturelles, tant implantée, j’opposerai celle d’écart : tandis que la différence isole, l’écart, maintenant en regard, ouvre de l’entre dans lequel se promeut du commun, non pas pauvre, de similitude, mais actif et intensif.

De même, à la notion d’identité culturelle, allant de pair avec celle de différence, j’opposerai celle de ressources culturelles : les ressources culturelles n’appartiennent pas, elles sont à qui les explore et les exploite. Elles ne s’excluent pas, comme les valeurs, mais se cumulent et se rehaussent réciproquement.

À la suite de quoi, j’introduirai le concept de dé-coïncidence : tandis que la « coïncidence » génère une obédience idéologique qui ne se réfléchit plus, la pratique de la dé-coïncidence, en défaisant cette adéquation stérile, permet d’engager un écart, autrement dit un pas de côté, ouvrant des possibles non encore envisagés et proprement inventifs. C’est d’eux que vit la culture.

François JULLIEN, philosophe, professeur à l'université Paris-Diderot et titulaire de la Chaire sur l'altérité au Collège d'Etudes mondiales de la Fondation Maison des sciences de l'homme.

Les dispositifs numériques ont pénétré les murs des institutions de soins psychiques au fil de leur diffusion massive, débutée il y a quarante ans, pas sans le concours des sujets qui y sont accueillis, et pas sans interroger – voire embarrasser – professionnels et parents. Nous reviendrons dans un premier temps sur l’histoire de l’étude des usages du numérique en institution (selon les visées éducative, pédagogique et thérapeutique). Nous rappellerons brièvement les questions que souligne la littérature à propos du numérique, notamment en termes de « nouveaux symptômes ». Il s’agira ainsi de témoigner des difficultés et limites que peuvent poser les dispositifs numériques en institution. Puis nous déplierons, par la clinique, la façon dont des sujets peuvent témoigner de fonctions subjectives supportées par des usages singuliers des dispositifs numériques. Nous discuterons ensuite de la façon dont ces usages peuvent nous permettre d’ajuster l’accompagnement clinique proposé en institution et orienter les pratiques.

Psychologue clinicien Centre Hospitalier Guillaume Régnier (Rennes). Docteur en psychologie. Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER) Laboratoire RPpsy, Univ. Rennes 2
18h15-18h45
Pause
18h45-20h15
Concert Titi Robin
Atelier 11 : « Rien ne se perd, tout se récupère »

DITEP Félix Jean Marchais – Association Félix Jean Marchais

Le partenariat entre l’ITEP pro et le festival Au foin de la rue, a permis de développer une culture commune dans toute l’institution. A partir de la devise « rien ne se perd, tout se récupère », une circulation des objets en vue de ce projet, permet de développer un travail clinique et créatif avec les jeunes du DITEP. Professionnels et jeunes se mettent ensemble au travail d’inventer, dans une ambiance joviale et fantaisiste. Le « pas-de-côté » produit sur les objets utilisés dans les créations bien autrement que pour leurs fonctions d’origine, ouvre un champ de créations et d’inventions. La participation singulière de chacun peut se loger. La contribution de chacun participe à l’ensemble.

ITEP LES ALICANTES – Association ANER

Notre atelier a pour but de partager notre expérience dans la mise en place d’ateliers vidéo avec les enfants de l’ITEP. Nous verrons comment ils permettent le développement de connaissances culturelles, la réflexion autour de questions philosophiques, civiques et liées aux relations humaines, le travail de l’image de soi, l’acceptation du regard de l’autre, le partage d’expériences, le travail sur l’attention et la motricité, l’ouverture sur le monde, le déplacement des représentations… Nous verrons également comment le support vidéo s’inscrit dans la dynamique du DITEP en créant du lien et de l’interaction avec les parents, et les professionnels.

The Dave Malis Project est une création musicale et narrative proposant une lecture de la musique bretonne à la croisée du Jazz, des Musiques Actuelles & des Musiques Urbaines, Il en ressort une musique inclassable et unique, un opus tout aussi onirique et poétique qu’exigeant et généreux, évoquant l’histoire des Bretons partis aux Etats Unis lors de la 1e moitié du XXe siècle.
L’atelier du Dave Malis Project s’articulera en deux parties. Tout d’abord, les participants auront la chance de vivre l’expérience du Dave Malis Project, un spectacle pour 50 personnes dans des conditions exceptionnelles, au milieu des musiciens, au casque. Puis, un temps d’échanges convivial s’ouvrira avec la présence de l’équipe artistique qui répondra aux questions et partagera ainsi leurs retours d’expériences, sur la création et sa mise en place, les petits bonheurs ou les difficultés d’une construction d’une nouvelle géographie artistique où se côtoient plusieurs esthétiques, plusieurs matériaux musicaux, plusieurs organisations de la pensée musicale.

DITEP Les Rochers – Association Ar Roc’h

« Retour d’expérience sur « l’atelier NAO » mené à l’ITEP Les Rochers par une éducatrice spécialisée et un psychologue.
Dans ce petit groupe, les jeunes comme les professionnels, découvrent les fonctionnalités et programmes du robot.
La robotique, une nouvelle dimension en 3D de la culture numérique, attise notre curiosité et nous interroge.
L’utilisation d’un robot dit « d’accompagnement social » a-t-elle une plus-value dans la pratique institutionnelle ? Comment le robot amène-t-il à modifier les positions et postures professionnelles ? Quelles sont les avantages et les limites de ce média ?
Nous vous proposerons d’échanger autour des séances que nous avons filmées, de découvrir NAO et pourquoi pas le manipuler… »

DITEP Marguerite Le Maître – Fondation Massé-Trévidy

Le langage, à la fois condition et produit de la culture, représente un trait important de celle-ci. Pouvant être un frein, il est cependant vecteur essentiel de l’invention et de la construction de savoirs nouveaux.
L’Equipe Mobile Ressources de Cornouaille fait l’expérience du partage interculturel par les principes et les modalités mêmes de ses interventions d’une part, mais aussi dans la rencontre avec les équipes demandeuses d’autre part.
L’intervention (atelier) sera introduite par la présentation d’une scénette « décalée » qui évoque l’absurde des sigles, acronymes et paraphrases propre à chaque culture professionnelle et qui constitue la langue de chacun, son jargon, qui aurait plus tendance à isoler qu’à créer du lien.
Nous proposons ensuite un travail de présentation de l’Equipe Mobile de Cornouaille au travers de vignettes extraites des rencontres et du travail mené auprès d’équipes en demande d’aide face aux difficultés qu’elles rencontrent avec les enfants ou adolescents.
Nous tenterons d’illustrer en quoi cette approche spécifique participe d’un même mouvement que celui de la rencontre avec l’enfant, dans la création des conditions qui permettent de proposer un « espace d’accueil » de la culture de l’autre, de ses trouvailles et de ses savoirs…

DITEP l’Alouette – Groupe UGECAM

Le fonctionnement en Dispositif permet une meilleure fluidité des parcours en modulant l’accompagnement des jeunes selon leurs besoins. Dans ce contexte, la communication et la dynamique de l’équipe sont des éléments essentiels du Dispositif. En quoi le travail d’équipe constitue le socle de notre culture professionnelle en DITEP ? Comment se décline la transdisciplinarité dans nos pratiques au quotidien ? Quels en sont les effets ?
Au sein de notre antenne fonctionnant en Dispositif, le travail en équipe transversale est au cœur de notre culture professionnelle. La transdisciplinarité nécessite de rester vigilant sur deux points : éviter la confusion des fonctions et garantir la continuité du lien à l’institution. Alors, le travail d’équipe peut être vecteur de cohésion groupale, comme dans les temps forts collectifs et les séjours. En se déployant dans le quotidien du service, il crée les conditions d’une expérience thérapeutique de la quotidienneté et d’un dispositif soignant contenant.

DITEP L’Essor Chateauvert – Association l’Essor- et Sylvain Favereau

« Le Dispositif ITEP illustré » & « L’enfant AJT expliqué aux adultes », deux livres illustrés, à usages multiples entre moyen de communication et outil de formation, objet culturel et support d’intervention. Ils offrent des possibilités de médiations auprès des usagers, des parents, des professionnels, des partenaires. Un DITEP revient sur leur utilisation dans le cadre de son fonctionnement en Dispositif.
Un livre numérique issu de ces deux ouvrages est présenté, il fait référence aux journées de l’AIRe depuis 1996 et est conçu pour évoluer de façon participative.

DITEP La Découverte – PEP 56

La création culturelle est un support qui mobilise régulièrement les enfants, les adolescents et bien évidemment les professionnels du DITEP. Après un partenariat avec MAPL (Musique Actuelle du Pays de Lorient) et l’artiste DA DITCHA, nous nous sommes rapprochés du conservatoire de Lorient, dans le cadre du programme « parcours des possibles ». Nous nous sommes rencontrés avec l’idée de permettre à certains enfants/adolescents de profiter de cette démarche. Après un projet autour de la percussion, il est programmé cette année la création d’un spectacle avec la section CHAD (Classe Horaire Aménagé Danse) d’un collège lorientais. De beaux projets autour desquels nous avons connu de belles réussites et quelques déconvenues que nous vous proposons de partager.

DITEP La Tremblaie – CHOLET

Au sein des différents espaces TEP, nous observons que les jeunes écoutent de la musique et en parlent plus ou moins facilement. A cet endroit, ils nous interpellent sur ce qu’ils ressentent. Sur leur lecture et la compréhension ou non de cette dernière. Suite à nos échanges avec eux, leurs discussions entre pairs, il ressort qu’ils ne comprennent pas littéralement le sens, et la portée symbolique des écoutes. Ils parlent d’une sensibilité liée aux images, aux expressions corporelles, aux rythmes et aux représentations procurées. Les jeunes montrent une volonté de mettre leur sens et de nous faire partager leurs cultures, pour nous toucher, nous chercher.
De là, est né l’idée de construire un projet autour de la musique, avec au départ l’objectif de décrypter avec eux la signification des textes, ainsi que les effets procurés par l’écoute de telle ou telle musique. Très vite, est apparue chez les jeunes, une volonté de faire part de leurs ressentis, d’évoquer la culture au sein de laquelle ils évoluent. Une volonté de faire des liens transgénérationnels, et sans doute d’historiser quelque chose de leur problématique.

DITEP ALEFPA Henri Wallon

S’adaptant à toute base musicale, le RAP est à l’origine un moyen de communication servant au poète à faire passer un message, à décrire à l’auditeur sa vie, ses doutes et ses ambitions.
Au travers du RAP, beaucoup de jeunes accompagnés par le DITEP, développent leurs capacités à s’exprimer devant un autre. Il s’agit d’un exutoire de ce qui fait problème ou de ce qui est important pour eux.
L’atelier mis en place sur le DITEP ouvert à 3 participants est encadré par un moniteur éducateur. Les séances font ensuite l’objet d’une reprise entre ce dernier et le psychologue pour travailler autour de ce qui a été livré par les jeunes. L’effet cathartique recherché par cette médiation semble difficilement pleinement réalisable en présence direct du psychologue du fait même de sa fonction, c’est pourquoi il n’assiste pas aux séances.
Cependant, dans l’espace thérapeutique, les échanges sont alimentés par les jeunes eux-mêmes sur ce qu’ils ont produit en atelier RAP. Ils parlent d’eux à travers le RAP qui constitue un levier pour entrer en relation avec le jeune.
Au niveau institutionnel, ce qui fait blocage dans les situations d’un jeune, nommé en atelier RAP, permet de définir des axes d’accompagnement en adéquation avec ses besoins.

13h30-13h40
Intermède la Belle Boîte
13h40-13h50
Un petit Mot

Revenir sur le mot « culture » est indispensable pour savoir de quoi on souhaite parler lorsqu’on associe des notions aussi polysémiques que « participation », « démocratie », « public », « médiation culturelle », « éducation », etc. Or à chaque conception de la « culture » correspond une certaine vision de l’homme et une certaine représentation des divisions qui séparent les humains en groupe, race, classe, ethnie, etc : tel individu est-il supérieur ou inférieur, indépendant ou mineur, intelligent ou stupide, compétent ou incompétent ? Du point de vue de la « démocratie », je montrerai que de telles divisions doivent être combattues au profit de la considération pour des différences. La « culture » passe par la mise à disposition au profit des individualité des ressources et des méthodes propres aux groupes auxquelles elles sont liées. Nous verrons alors que l’individuation, l’enculturation et l’éducation sont des processus conjoints s’impliquant mutuellement.

Philosophe, enseignante à l'université Aix-Marseille, spécialiste de philosophie politique
14h55-15h00
Intermède la Belle Boîte

Le monde change ! Les relations changent ! Du fait, les rapports aux autres changent ! Mais ce qui ne doit pas changer, ce qui doit être une garantie pour toutes et tous, est la nécessaire implication du faire-corps-éducatif dans la relation à l’enfant, à l’ados et par extension du faire-corps-éducatif au sein même des équipes socio-éducatives.
Pourquoi est-il nécessaire d’affirmer cette position ?
De la rencontre à l’accueil, les liens vont se tisser, emmenant nos pas à la relation avec ces derniers ; Ces liens leurs permettront d’être des allant-devenant, au prise avec suffisamment de repères, qui baliseront les chemins, ouverts pas-à-pas. Pour ce faire, face aux injonctions de notre monde moderne, à la novlangue qui nous ambiance, aux performances attendues, il est urgent de trouver, voire retrouver, une assise culturelle qui nous permettra de poursuivre notre chemin avec ces Sujets parlant allants-devenants. Une assise culturelle qui leur offrira tout l’étayage nécessaire pour prendre le risque de l’être-parlant qu’ils deviennent, sans être enfermé dans l’objet du prendre en charge, mais construire un prendre en soin, c’est-à-dire s’accueillir et se rencontrer ici-et-maintenant, être en capacité de s’étonner, rêver ensemble. Liens humanisant, étayant, structurant ? Ici point de semblant donc ! Il n’y a plus de choix, plus d’autre alternative que d’être ambiancé de Culture, afin d’ouvrir le chemin pas-à-pas ensemble. Cet exposé se propose de redéfinir les contours de ce qu’est la culture dans l’institution : d’avoir une culture et être dans une culture, pour passer de l’équipe au Collectif qui accueil. Penser une culture vers et du faire-corps-éducatif, qui exprimera le lien différencié nécessaire à la rencontre, à l’expression, parfois aux explosions de l’enfant et de l’adolescent ; mais jamais celle-ci n’interdira d’être différenciée, et reconnaitra, accueillera ces enfants et adolescents dans leurs histoires. Qu’une culture dans l’institution, ça doit permettre d’être vivant, d’être reconnu parmi les vivants. Qu’enfin la kulture doit permettre de croire en cette jeunesse, de croire en soi, de s’engager ensemble sur un chemin qui ne sera jamais linéaire, mais toujours traversé de doutes et d’exploits La Culture ça lie ! La Culture s’expose !

Michaël SAUNIER, Psychanalyste dans la Cité, Intervenant en Pratiques Sociale, Chargé d’enseignement vacataire Université de Bretagne Occidentale – Licence Pro et Master 2 DSMS
16h15-16h30
Passage de relais au COmité de PILotage de la région Nouvelle Aquitaine pour les prochaines journées à Arcachon en 2022
16h30-17h
Synthèse des journées : La Belle Boite

L’organisation des journées est susceptible d’évoluer en fonction des mesures sanitaires qui seront en vigueur au mois de décembre.

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Lieu

  • Le Couvent des Jacobins, Centre des Congrès de Rennes Métropole
  • 6 rue d’Échange
  • 35000 Rennes
  • 0299459050

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